mercredi 26 novembre 2014

LES FAITS DU JOUR
Une réflexion quotidienne sur l’actualité
Mercredi 26 Novembre 2014

Croissance revue à la hausse aux US pour le T3-14
La croissance américaine pour le T3-14 avait été publiée à +3.5% au mois d'Octobre. Ce chiffre a été revu à la hausse : la seconde estimation de la croissance passe à +3.9%. (Les chiffres du PIB font l'objet de 3 estimations). La consommation privée a été revue à la hausse, passant de +1.8% à +2.2%. La consommation privée, qui compte pour 70% du PIB américain, est portée par la baisse du prix du pétrole, qui allège la facture énergétique des américains.

Croissance de +0.7% confirmée aux UK au T3-14
La croissance britannique de +0.3% au T3-14 a été confirmée. Elle est avant tout tirée par la consommation privée (+0.8%), et par la dépense publique (+1.1%). Les exportations restent en retrait (-0.4%), ainsi que l'investissement (-0.7%).

La Bundesbank craint les conséquences des taux trop bas pendant trop longtemps
Dans un environnement où les taux restent trop bas pendant trop longtemps, les gérants d'actifs et les banques prennent plus de risque qu'en temps normal, pour gratter quelques points de rendements supplémentaires. C'est ce qui ressort de la lecture de la "Financial Stability Revue" rédigée par la Bundesbank. Les politiques monétaires expansionnistes qui étaient nécessaires pour sauver les banques et tenter de relancer la croissance, peuvent à terme présenter des risques d'instabilité financière. Nous avions déjà abordé ce sujet dans une chronique intitulée "La stabilité financière reléguée en seconde division", parue en Septembre 2014.
Lien : http://www.leconomiste.com/article/958775-la-stabilite-financiere-releguee-en-seconde-divisionpar-omar-fassal

L'indice S&P Case Shiller progresse de +4.9% au mois de Septembre
Les prix immobiliers américains ont progressé de +4.9% au mois de Septembre, contre +5.6% au mois d'Août. Bonne nouvelle pour les ménages américains qui profitent du ralentissement de la croissance des prix ; le nombre de ventes augmente.

Dévaluation de la Naira par la Banque Centrale du Nigéria
La Banque Centrale du Nigéria a :
   1/ Dévalué la Naira en modifiant son pivot ; un Dollar qui valait 155 Naira en vaut désormais 168. 
   2/ Elargit la bande de fluctuation de la Naira autour du cours pivot, passant de +/-3% à+/-5%. 
   3/ Augmenté son taux principal de refinancement de 12% à 13%. 
Dans un contexte marqué par la chute du prix du pétrole, moins d'entrées de devises sont enregistrées par la Trésorerie, qui les remet à la Banque Centrale. Les marchés ont commencé à anticiper une dévaluation et à sortir des marchés financiers nigérians. Cela s'est amplifié par la performance de la bourse de Lagos (-18% en YTD, plus mauvaise performance africaine après le Zimbabwe). 
Pour soutenir le cours de la Naira, la Banque Centrale a dépensé sur le mois dernier 2 milliards de dollars. Les réserves de change sont désormais de 36 milliards de dollars, contre 60 milliards avant la crise de 2008. La Banque Centrale préfère couper cours à ce jeu en dévaluant sa monnaie. Elle ne souhaite pas dépenser ses réserves pour soutenir le cours de sa monnaie de façon artificiellement prolongée.
Cette dévaluation aurait par ailleurs l'effet de ralentir les importations de biens de consommation, et donc de freiner les sorties de devises. Pour contrer l'inflation importée par cette dévaluation, la Banque a accompagné cette mesure par une hausse des taux, pour limiter l'inflation interne.

Croissance décevante de +1.4% en Afrique du Sud au T3-14
Après un repli de -1.6% du PIB au T1-14, et une progression revue à la baisse de +0.5% au T2-14, l'économie sud-africaine a crû de +1.4% au T3-14. Ce chiffre est légèrement inférieur au consensus marché qui s'attendait à une progression de +1.5%. Cette apparence de reprise est due au secteur de l'agriculture qui s'est bien porté (+8.2%), alors que le marché s'attendait à une reprise des secteurs phares de l'économie (finance, immobilier, et services).

Consumer Confidence : des rythmes d'évolution différents.
1/ US Consumer Confidence baisse, ce qui étonne les marchés !
Dans un contexte marqué par la baisse du prix du pétrole, et le repli de la croissance des prix immobiliers, l'indice US Consumer Confidence a étonné les marchés. Au lieu de ressortir à la hausse à 96, il est ressorti à la baisse à 88.7, contre 94.1 au mois d'Octobre.

2/ France Consumer Confidence augmente
Après un Business Confidence Index en hausse publié hier, c'est aujourd'hui au tour du Consumer Confidence Index de progresser de 2 point à 87, contre une attente de 86 par le marché.

3/ Italian Consumer Confidence se replie
En Italie les affaires vont beaucoup moins bien. L'indice de confiance des ménages ressort à la baisse, passant de 101.3 le mois dernier à 100.2 en Novembre. Il s'agit là de son niveau le plus bas depuis 9 mois.

Bonne journée à vous tous.
Omar Fassal

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