jeudi 20 novembre 2014

LES FAITS DU JOUR
Une réflexion quotidienne sur l’actualité
Jeudi 20 Novembre 2014

Les minutes de la FED d'Octobre dévoilées
La Réserve Fédérale a dévoilé les minutes de sa réunion d'Octobre 2014. On y apprend deux éléments importants : 1/ Il y a eu un véritable consensus entre les membres du comité pour arrêter le programme de rachat d'actifs en Octobre. Ils ont tous estimé que la reprise était désormais suffisamment soutenue pour supporter la fin du QE. 2/ L'objectif d'inflation ciblé par la banque centrale qui était de 2%, pourrait être revu à la baisse. Si cela se faisait, il s'agirait d'une information fondamentale. Cela signifierait que le potentiel de croissance de l'économie américaine à long terme a structurellement baissé. Il ne faut plus alors simplement y voir les conséquences de la crise économique, mais bel et bien des changements fondamentaux au sien de la première économie mondiale.

Le PMI Eurozone du mois d’Octobre est décevant
L’indice PMI des directeurs d’achat s’est fixé à 51.4 à fin Octobre contre 52.1 un mois auparavant. Il s’agit de sa valeur la plus basse depuis plus d’un an. Cela traduit un ralentissement de l’activité européenne. (Un niveau supérieur à 50 traduit une expansion, un niveau inférieur une contraction). La lecture des chiffres de deux plus grosses économies européennes sont également décevante : 52.1 en Allemagne dont le secteur des services a ralenti, et 48.2 en France où l’activité est en contraction.

Amende de 56 millions de pounds pour RBS
Les autorités britanniques ont infligé une sanction pécuniaire de 56 million de pounds à la banque RBS, pour la panne sérieuse de son système d’information en Juin 2012. Un upgrade de son système d’information avait causé une panne généralisée. Celle-ci a touché 6.5 millions de clients dont 92% étaient des particuliers. Ils étaient dans l’incapacité d’accéder à leur compte pour quelque opération que se soit : ni retrait, ni virement, ni paiements ! Cela en dit long sur la dématérialisation de services bancaires. Ils rendent les banques plus proches de leur consommateur (application, service en ligne…), mais rendent les banques plus fragile face aux risques des systèmes d’informations. Que ces risques soient d’origine accidentelle (panne) ou volontaire (attaque pirate sur les serveurs des banques), ces risques doivent faire l’objet de simulations continues.

Londres en train de perdre la bataille sur la régulation européenne des bonus
Une législation européenne vise à limiter les bonus des banquiers à 100% du salaire fixe, ou à 200% après autorisation des actionnaires. Londres s’est vite placé contre cette initiative, car la ville accueille le plus grand nombre de financiers concernés par cette mesure. Londres a challengé cette limitation auprès de la Cours de Justice Européenne, la plus haute instance légale du continent. L’avis de l’avocat général a été rendu : cette limitation est acceptable et Londres devra s’y plier. Elle est acceptable selon l’avocat car elle ne limite pas le montant absolu (en euros) de la rémunération, mais qu’elle limite simplement les proportions. La cours n’a pas encore rendu son verdict, mais dans la majorité des cas elle suit l’avis du conseiller.

Les banques et les matières premières, interogation sur l'avenir des banques universelles ?
Un rapport du Sénat américain dont l’enquête a duré plus de 2 ans, dénonce l’investissement massif de 3 banques américaines dans le secteur des matières premières. Goldman Sachs, JP Morgan et Morgan Stanley occupent des positions trop importantes sur ces marchés selon le rapport. Elles seraient capables d’influencer les prix. L’on se souvient les dénonciations de manipulation du prix de l’aluminium par Metro (filiale de Goldman). Les acheteurs industriels se plaignaient des prix artificiellement élevé. Par ailleurs, le rapport met en avant les risques financiers, et environnementaux que courent les banques en étant présent sur ces marchés. La fuite de pétrole dans le Golfe du Mexico en 2010 n’a pas tué BP, si c’était une banque la situation aurait été plus grave. Elle aurait nécessité un sauvetage public. Attenonds d'écouter les témoignages des 3 patrons de ces banques Jeudi devant la commission du Sénat. Ces évenements posent un interogation fondamentale sur l'avenir des banques universelles ?

Bonne journée à vous tous.
Omar Fassal

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